Localement ces enquêtes scientifiques et objectives sont rares.
Elles ne sont souvent que des sondages d’opinion alors que notre travail est un testing grandeur nature. Nous le voulions incontestable, rigoureux et original. Pour la rigueur et la crédibilité, nous nous sommes appuyés sur un laboratoire de sociologie, l’agence "3D territoires". Pour l’originalité c’est la première fois qu’une enquête choisit d’étudier en "croisé" deux critères : le nom patronymique et le lieu de résidence. Et puis il faut faire autant d’études, autant d’actions que nécessaire car la réalité des discriminations à l’embauche est parfois minorée quant elle n’est pas niée.
La révélation de cette enquête
est qu’un patronyme "occidental" habitant un quartier dit sensible est autant discriminé, dans les réponses, qu’un patronyme "étranger" habitant le centre ville. Toutefois, il faut avoir à l’esprit qu’un patronyme "occidental" résidant en centre ville, reçoit trois plus de réponses que tout le monde.
Sur ces questions, notre devise est "vigilance et persévérance".
Nous sommes là, avec les associations partenaires de l’ACB notamment le collectif MIEL, pour interpeller, mettre en lumière des points de tension sociaux ou des vérités cachées. Et nous persévérerons à le faire. Les solutions doivent être trouvées et entreprises par les élus de tout bord. Mais l’on peut déjà orienter les débats vers le déficit d’image des quartiers dit sensibles et vers la représentation de la diversité à tous les niveaux de responsabilité et de visibilité. Dans ces quartiers, on devrait aussi y trouver des opéras, des théâtres et des personnalités. On devrait aussi mettre en avant les succès plutôt que les sempiternels reportages sur les voyous ou sur les intégristes. Au niveau des services de l’Etat, des médias, du conseil général, du conseil régional, du conseil municipal, des grandes entreprises publiques,.... etc nous avons besoin d’exemplarité.
Plus d’infos : Télécharger le résultat de l’enquête discrimination sur le bassin d’emploi de Nancy